thumb 207Source : UNESCO

Les messages-clés:

Identité, origine et aptitudes sont déterminants pour les possibilités d’éducation.

Dans tous les pays, à l’exception des pays à revenu élevé d’Europe et d’Amérique du Nord, pour 100 jeunes parmi les plus riches qui achèvent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ils ne sont que 18 parmi les jeunes les plus pauvres à y parvenir. Dans 20 pays au moins, pour la plupart situés en Afrique subsaharienne, pratiquement aucune jeune femme pauvre de milieu rural ne mène ses études secondaires à leur terme.

Les mécanismes de discrimination, de stéréotypes et de stigmatisation sont identiques pour tous les apprenants exposés à un risque d’exclusion.

Alors que 68 % des pays disposent d’une définition de l’éducation inclusive, 57 % des pays seulement y mentionnent les multiples groupes marginalisés.

En dépit des progrès, il n’existe encore aucune collecte, communication ou utilisation de données sur les personnes laisséespour-compte dans de nombreux pays.

Depuis 2015, il n’y a eu aucune enquête auprès des ménages disponible publiquement permettant de fournir des données désagrégées sur des indicateurs clés de l’éducation dans 41 % des pays, soit 13 % de la population mondiale ; la zone où la couverture est la plus faible est l’Afrique du Nord et l’Asie de l’Ouest. Les données récentes provenant de 14 pays utilisant la série restreinte de questions sur le handicap du Groupe de Washington indiquent que les enfants handicapés représentent 15 % de la population non scolarisée.

 

Des millions d’enfants n’ont pas la chance d’apprendre.

Dans les pays à revenu intermédiaire, en dépit de la progression de 25 points de pourcentage observée ces 15 dernières années, seuls 75 % des enfants sont toujours scolarisés à l’âge de 15 ans, et la moitié d’entre eux seulement apprennent les bases, une proportion qui est restée invariable sur cette période. Soulignons en outre que, dans de nombreux cas, les évaluations surestiment les résultats des élèves : lors d’une évaluation régionale menée dans 15 pays d’Amérique latine, 75% des élèves ont été considérés comme compétents en lecture alors qu’ils n’avaient fait que répondre au hasard à des questions à choix multiples.

Un obstacle majeur à l’inclusion dans l’éducation tient à la difficulté de croire qu’elle est possible et souhaitable.

En 2018, dans 43 pays, pour la plupart à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ou à revenu élevé, un enseignant sur trois a déclaré n’avoir pas adapté son enseignement à la diversité culturelle des élèves.

Bien que la transition vers l’inclusion soit amorcée dans plusieurs pays, les systèmes ségrégatifs continuent de prévaloir.

En matière d’éducation des élèves handicapés, les lois prévoient un système séparé dans 25 % des pays (mais plus de 40 % en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes), un système intégré dans 10 % des pays, un système inclusif dans 17 % des pays, les pays restants appliquant un système mixte d’enseignement ségrégatif et intégré. Dans les pays de l’OCDE, plus des deux tiers de tous les élèves issus de l’immigration fréquentent des écoles où au moins la moitié des élèves sont des immigrants.

Le financement doit cibler ceux qui sont le plus dans le besoin.

Dans 32 pays de l’OCDE, les écoles et les classes défavorisées sur le plan socio-économique sont plus susceptibles d’avoir des enseignants moins qualifiés. En Amérique latine, depuis les années 1990, les transferts d’espèces assortis de conditions ont eu pour effet d’allonger la durée d’études de 0,5 à 1,5 année supplémentaire. Un pays sur quatre dispose de programmes d’action positive ou de type équivalent visant à faciliter l’accès des personnes marginalisées à l’enseignement supérieur. Environ 40 % des pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur n’ont pris aucune mesure pour soutenir les apprenants menacés d’exclusion pendant la crise de COVID-19.

Les enseignants, les matériels pédagogiques et les environnements d’apprentissage valorisent peu les bienfaits de la diversité.

Environ 25 % des enseignants de 48 systèmes éducatifs expriment un grand besoin de développement professionnel pour enseigner à des élèves ayant des besoins spéciaux. La langue des signes n’est reconnue comme langue officielle que dans 41 pays à travers le monde. Dans 23 des 49 pays européens, les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre ne sont pas explicitement abordées dans les programmes d’études.

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